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Kodak a manqué d'intelligence économique

 

L'intelligence économique est un outil indispensable pour préserver votre entreprise et la faire grandir. Sans business Intelligence (BI) vous vous exposez aux menaces du marché. 

 

Dans un environnement de plus en plus compétitif, disposer de la bonne information au bon moment et avant vos concurrents vous donne un avantage considérable.

 

Dans un environnement de plus en plus changeant, ne pas prendre en compte l'évolution du marché et de ses clients peut être fatal.

 

Un exemple d'évolution du marché mal pressenti : Kodak, entreprise pourtant florissante dans la deuxième moitié du 20ème siècle, n'a pas compris assez tôt l'impact de l'ère du numérique. De nombreux photographes indépendants et laboratoires ont investit dans des machines à développer les négatifs et d'impression photographique.

 

Kodak a beaucoup perdu en part de marché et en revenus et de nombreux photographes indépendants et laboratoires ont fait faillite. Telle est la loi du marché et le coût d'un manque de vision. En 2011, Kodak est confronté à d'énormes difficultés financières et fait faillite. Depuis tous les actifs de Kodak ont été cédés et ses brevets ont été rachetés.

 
 

Forces

Faiblesses

Opportunités

Menaces

Kodak : chronique d'une mort annoncée

 

 

Étude de cas / kodak.  Source : Les Echos

 

Kodak a inventé le numérique mais n’a pas voulu nuire à son activité historique. Il en est mort. Le groupe qui renaît aujourd’hui n’est que l’ombre ce que fut ce pilier de l’histoire du capitalisme.

 

Oui, Kodak a fait faillite fin 2011, mais depuis le groupe a cédé des actifs, fermé des usines, licencié du personnel. Il a complètement changé de dimension mais il est en train de renaître. Ce n’est plus le numéro un mondial de la photo. Ce n’est qu’un spécialiste parmi d’autres de l’imagerie et de l’impression pour les entreprises mais c’est un groupe qui fait encore 2-3 milliards de dollars de chiffre d’affaires et qui emploie 8.500 personnes.

 

Et à son pic, Kodak c’était beaucoup plus gros ?

A son apogée, Kodak c’était un groupe colossal. C’est un groupe qui est né à la fin du XIXème siècle et qui a inventé un marché. Leur slogan c’était, “Appuyez sur le bouton. On s’occupe de tout le reste”. Au début des années 2000 avant l’explosion du numérique c’était un groupe qui faisait près de 15 milliards de dollars de chiffre d’affaires. C’est un groupe qui a employé jusqu’à 145.000 personnes. C’était un empire dont le drapeau, le logo rouge, jaune et noir était connu de tous. Comme Coca-Cola, IBM ou Apple et Google aujourd’hui.

 

Alors pourquoi Kodak a fait faillite. Ils n’ont pas vu venir le digital ?

C’est bien pire que ça. Ils ont inventé le digital mais ils ont planqué cette invention dans un coffre-fort. En 1975, quand l’ingénieur Steve Sasson leur montre le premier appareil numérique, Kodak explique à ce salarié méritant que c’est génial mais qu’ils ne veulent pas entendre parler d’une invention qui risque de tuer le business traditionnel de la pellicule. C’est une décision catastrophique car si vous refusez de vous faire vous même concurrence vous vous exposez à l’émergence d’un autre acteur qui lui n’aura rien à perdre. Et c’est ce qui s’est passé. Le numérique a fini par arriver et a balayer Kodak.

 

Kodak aurait-pu agir autrement ?

Bien sûr mais c’est compliqué de tout remettre en cause. Un groupe dirigé par un fondateur visionnaire peut tenter de repartir de zéro. George Eastman le fondateur de Kodak l’avait fait. Il avait renoncé aux photos sur plaques. Il a misé sur la couleur alors qu’elle était moins au point que le noir et blanc qu’il dominait. Mais dès les années 40-50, Kodak était devenu un groupe trop prudent assis sur son magot. Ils ont laissé partir de chez eux l’ingénieur qui a inventé le photocopieur et qui a créé Xerox. Ils n’ont pas retenu celui qui a inventé le Polaroïd.

 

Au final, quelles leçons tirer de ce désastre économique ?

La leçon c’est que si on ne provoque pas le changement, on finit par le subir. La leçon c’est que si on ne récompense que les managers qui améliorent la marge le business existant on passe peut-être à côté de ceux qui ont la capacité d’inventer des nouveaux métiers. Il faut accepter de prendre des risques. Mais ne jetons pas la pierre à Kodak. Vous ne le savez peut-être pas mais AT&T le roi du téléphone aux États-Unis a inventé le portable mais n’y croyais pas. Comme quoi, personne n’est à l’abri.

 

Source : les Echos du 01/11/2013

 

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